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Le discours de Sophie Mézil, présidente du collectif tarnais des droits de l'homme 20 novembre 2009
Je prends la parole au nom du collectif tarnais des droits de l’homme.
Ce collectif, composé de l’acat, AI, la LDH et le mrap a été crée il y a 11 ans pour célébrer le 50ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme. L’année dernière, à l’occasion du 60ème anniversaire de la déclaration il a organisé avec l’aide du Conseil Général l’opération Km pour les droits de l’homme. Le succès de cette initiative a montré, si besoin en était, la valeur et l’importance de cette déclaration pour nos co-citoyens puisque 12000km ont été parcourus. Le but de cette opération n’était pas de fêter un anniversaire mais de rappeler à tous que 60 ans après la signature bcp restait encore à faire, loin de nous mais aussi dans notre pays et que la vigilance était toujours de rigueur.
Dans le même esprit, nous avons décidé cette année, de célébrer le 20ème anniversaire de la convention internationale des droits de l’enfant en partenariat avec le CG, le Secours populaire, qui fête ce 20 novembre depuis de nombreuses années, avec les Francas du Tarn, les Éclaireuses et éclaireurs de France, le Groupement des Retraités Educateurs sans Frontières et Réseau Education Sans Frontières. Nous avons proposé plusieurs actions de sensibilisation destinées aux enfants accompagnés de leurs enseignants, éducateurs, animateurs, parents…
1. Faire connaître les droits de l’enfant et illustrer un ou plusieurs droits par une production (dessin, peinture, poème, chanson…) puis, la photographier ou l’enregistrer et l’envoyer sur notre site internet collectifdh81.fr. Nous regrettons que M. l’Inspecteur d’Académie n’ait pas relayé cette action.
2. Et l’opération « bus des droits de l’enfant dans le Tarn ». Ainsi que diverses manifestations destinées aux adultes ou aux enfants : conférences, table ronde, expositions, film … vous en trouverez la liste dans le petit dépliant du CG ou sur le site.
Nous entendons ainsi rappeler que tous les enfants ont des droits et qu’il est de notre devoir d’adulte de faire respecter ces droits.
Je pense aux 250.000 enfants soldats dans le monde, au milliard d’enfants vivant dans des zones de conflits armés, et aux 6 millions d’enfants blessés ces 10 dernières années.
Je pense aux 200 millions d’enfants au travail dans le monde exerçant des activités qui nuisent à leur développement mental, physique et émotionnel.
Je pense aussi aux enfants qui en France vivent en situation de précarité, ou sont victimes de discriminations.
Je pense aussi aux enfants des sans-papiers placés en rétention, menacés d’expulsion, ou privés d’un de leurs parents..et en particulier aux 17 enfants congolais, arméniens, algériens et tchétchènes menacés d’expulsion dans le Tarn.
Je pense aux adolescents en prison, conséquence d’une justice de plus en plus répressive au lieu d’être préventive.
Je pense enfin à la décision gouvernementale de supprimer le poste de défenseur des enfants. Cette autorité indépendante qui a été crée en 2000 est intervenue comme médiateur pour plus de 20.000 enfants dont les droits n’étaient pas respectés. Cette suppression nous inquiète si l’instance qui la remplace ne fait plus référence à la CIDE. Mais nous voulons tout de même rester optimistes et reconnaître aussi ce qui se fait au niveau institutionnel comme au niveau associatif.
Nous voulons aussi croire que nos actions citoyennes ont une influence et c’est bien pour cela que nous sommes ensemble ce soir.
Nous voyons comme un signe très positif le fait que, même très différents, nous ayons pu nous mobiliser côte à côte pour mener à bien cette opération de sensibilisation dont le seul but est de faire respecter les droits de l’enfant tout autour de nous.
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